L’ONU lance un cri d’alarme pour la santé maternelle et infantile face aux catastrophes climatiques

Trois organismes des Nations Unies ont lancé ce mardi 21 novembre, un appel à l’action pour protéger la santé des femmes enceintes, des bébés et des enfants face aux dangers croissants des catastrophes climatiques. Il s’agit du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’agence des Nations Unies chargée des questions de santé sexuelle et reproductive (UNFPA). Dans un communiqué conjoint, ils ont dénoncé la négligence et la sous-estimation des événements climatiques, ainsi que le manque d’intégration de la santé maternelle et infantile dans les plans nationaux de réponse aux changements climatiques.

 Les conséquences les plus graves pour les femmes et les enfants

Les trois agences ont souligné que le changement climatique représente une menace existentielle pour toute l’humanité, mais que les femmes enceintes, les bébés et les enfants sont particulièrement exposés à ses conséquences les plus graves. Ils ont insisté sur la nécessité d’agir dès maintenant pour leur santé et leur survie, en tenant compte de leurs besoins spécifiques dans la riposte climatique.

A la veille de la conférence sur le climat COP28, ils ont proposé sept mesures à prendre d’urgence, parmi lesquelles des réductions durables des émissions de gaz à effet de serre, des actions de financement climatique et l’inclusion spécifique des besoins des femmes enceintes, des bébés et des enfants dans les politiques.

Des catastrophes climatiques dévastatrices

L’année 2023 a été marquée par des catastrophes climatiques dévastatrices, telles que des incendies de forêt, des inondations, des vagues de chaleur et des sécheresses, qui ont eu des conséquences désastreuses sur les femmes enceintes et les enfants. La hausse des températures à l’échelle mondiale a également favorisé la propagation de maladies mortelles, qui affectent particulièrement les femmes enceintes et les enfants. La recherche montre que les dommages peuvent commencer dans l’utérus, provoquant diverses complications pour la mère et l’enfant, avec des effets qui perdurent toute la vie.

Les trois agences ont rappelé que la crise climatique met en danger le droit fondamental de chaque enfant à la santé et au bien-être. Elles ont appelé à écouter et à placer les enfants au centre de l’action climatique urgente, à partir de la COP28. Elles ont également souligné la vulnérabilité du corps et de l’esprit des enfants à la pollution, aux maladies et aux conditions météorologiques extrêmes.

Des solutions climatiques respectant l’égalité des sexes

Les trois agences ont également mis en avant les besoins uniques en matière de santé des femmes et des filles, qui nécessitent des solutions adaptées. Elles ont plaidé pour des solutions climatiques qui reconnaissent les besoins de santé distincts ainsi que les vulnérabilités des femmes et des filles, et qui soutiennent l’égalité des sexes. Elles ont affirmé qu’il faut commencer par poser les bonnes questions pour trouver ces solutions, et ne pas sacrifier les droits des femmes et des filles au nom du climat.

Mahussi Capo-chichi

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